Marie José  MORGAT - PETIT   Caroline G I R O U D
Peinture                           Sculpture

"TERRE VIVANTE "
Un aperçu en vidéo :  
                                    

 MJ Morgat Petit - Terre vivante n° 59 - 9 modules de
 40 x 40   cm - 2012


du 11 septembre au 12 octobre 2014

Horaires: du mercredi au samedi, de 14h30 à 19h

Vernissage : mercredi 10 septembre, à partir de 18h

               

                   Caroline Giroud - Gaya - 30 x 25 x 15 cm - 2013



  Marie José MORGAT PETIT


  Ouest - 40 x 120 cm - 2012

Quand Marie-José MORGAT-PETIT commence à peindre au début des années 1970, admiratrice de peintres comme Nicolas de Staël, Sam Francis, Joan Mitchell, Pierre Soulages ou Zao Wou-Ki, sa peinture se situe d’emblée dans l’abstraction, avec une série de toiles blanches, interprétations de la nature, peintes à l’huile et utilisant largement les effets de matière : rugosités, empâtements, coulures … une abstraction qui continuera à dominer tout au long de sa démarche ultérieure, dans un véritable cheminement, les pieds sur la roche volcanique du Velay de son enfance et les yeux dans un jaillissement de lumière et de couleurs .

Année après année, son travail évolue à travers un questionnement esthétique et spirituel permanent qui transparaît dans ses thématiques successives : compositions en abyme imbriquant des carrés dans le cadre du tableau ; utilisation de l’écriture ou d’une succession de graphies inscrites dans des tracés horizontaux, suggérant des portées musicales ou encore des herbes ondoyant sous la brise (Brises) ; évocation de la puissance cosmique ou tellurique, jaillissements de matières, de lumière (Eau, Métal, Terre) ; confrontation à la puissance de la matière organique, de l’enracinement  aux confins de deux mondes, de l’air et de la terre, et aussi de la vie et de la mort (Arborescence) .

(...) Le tableau se construit et s’épure à travers un cheminement plus ou moins sporadique, dans la mise en œuvre de la matière, par touches progressives. L’artiste s’efface peu à peu derrière son œuvre, mais n’a de cesse d’y revenir.

Au-delà de l’évolution de la thématique et de la panoplie des techniques utilisées, c’est toujours de traduire l’inexprimable qu’il s’agit, d’interroger la nature et son ascendant sur le monde vivant, source d’émotions, de grandeur et de mystère. C’est une approche sensible de l’univers et la recherche d’une harmonie.

Evoquer sans reproduire, interpréter sans imiter pour suggérer la profondeur du monde. 

François Petit


Caroline GIROUD

   

    Derrière - 60 x 30 x 20 cm - 2013

Caroline GIROUD a pratiqué le dessin et la peinture, mais très vite la céramique s’est imposée. La terre, dans un rapport très mystérieux, lui souffle à l’oreille ….et ses mains laissent parler la matière. Elle complète parfois ses sculptures par des gravures en partant de dessins inspirés des œuvres et en les inscrivant dans le cosmos. Son inspiration est très liée à la Nature, au Vivant, au Féminin, à l’Impermanence, à l’Etre et sa part insaisissable…
Disparition, transformation, mouvement …
Mémoire, empreintes d’un vécu…
« Les enveloppes que je construis et déconstruis sont des questionnements métaphysiques sur l’immatérialité de l’Etre et son existence au-delà de l’enveloppe. Je cherche à interroger cette part insaisissable de l’Etre à travers un médium tangible : la mue, la carapace, l’armure…
La mue est énigmatique : impossible de toucher ce qu’elle a pu abriter sous son enveloppe ; l’essence vitale a fui. N’en demeure pas moins une trace, une déchirure, une émotion, l’idée d’un vécu. »

Vestiges :
Les traces de vie humaine, d’un passage sur terre, comme un champ de fouilles. Bribes de corps, d’une vie… La personne, la Vie est encore là sous forme d’empreinte, insaisissable. Il en reste comme une carapace, une armure, qui garde confusément les traces d’émotions.
Une réflexion sur ce qui est donné à voir, ce qui est caché, l’intérieur, l’extérieur, les limites...

Ariane 2.0 :
Comme une célébration de la magie des cycles de la Vie, de la mort aussi, et la renaissance à travers la transformation de la matière.

Mutation :
Ici et là des coraux renaissent à partir des corps. Rien n’est perdu, tout renaît, tout est lié, interdépendant et la Nature reprend toujours l’ascendant sur l’homme.